Un sympathisant anonyme de l’UDPS appelle à violer Eve Bazaiba du MLC

Le tweet appelant au viol d'Eve Bazaiba a été diffusé le 22 janvier 2019 par un sympathisant de l'UDPS.
Le tweet appelant au viol d’Eve Bazaiba a été diffusé le 22 janvier 2019 par un sympathisant de l’UDPS. (Crédit photo: Radio Okapi)

Le tweet de Ramboterminato5 peut être interprêté comme un appel au viol sur la place publique de l’actuelle Secrétaire général du MLC, le parti politique de Jean-Pierre bemba Gombo.

 » Que cette femme ne nous pousse pas a l enlever (sic) son caleçon a (resic) la place publique ». C’est en ces termes qu’Anonymous (@Ramboterminato5) a réagi sur Twitter contre les déclaration d’Éve Bazaiba (voir le tweet ci-dessous).

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Anonymus réagissait ainsi à la déclaration d’Eve Bazaiba rapportée par le site d’information actualité.cd et libellé comme suit:

« Nous ne pouvons pas participer à un gouvernement sur fond de corruption. Nous nous sommes battus pour un Etat de droit. L’Etat de droit ne signifie pas arrangement, combine et combinaison pour gérer le pouvoir. Ce qui est mal conçu, ce qui est mal préparé va continuer négativement. Vous en avez vu la preuve »

À la question de savoir s’il serait prêt à assumer ses déclaration devant un tribunal Anonymus a répondu:  » Non non je ne suis pas prêt, mais je suis pret (sic) a (sic) faire la guerre a (sic) toute personne qui mettra du désordre au nom de ses interet (sic) ».

Que cette femme ne nous pousse pas a l enlever son caleçon a la place publique!! Elle se battre pour etat des droit ?? Etat de droit ebeba!! Si elle cherche a la guerre ben nous somme d accord! https://t.co/smpGcRKM37

— ANONYMUS (@Ramboterminato5) January 22, 2019

Cet internaute semble coutumier des déclarations outrancières. Son fil twitter est éloquant à cet effet (voir quelques exemples ci-dessous).

Les propos d’Anonymus n’ont pas manqué de faire réagir d’autres internautes sur la toile à l’instar de Bénédicte Kumbi Ndjoko:

On note depuis quelques jours une montée de la violence verbale entre des militants et tous ceux qui adoptent une position critique par rappport à l’UDPS. Ces derniers reprochent à Félix Tshisekedi d’être arrivé au pouvoir au terme d’un accord qui n’a pas tenu des comptes de la vérité des urnes.

Selon le décompte de la CENCO et une fuite des données de la CENI, Martin Fayulu serait arrivé en tête des dernières élections présidentielles au Congo.

C’est ce qui a fait dire à Colette Braeckman, l’africaniste du quotidien belge « le Soir », que la victoire de Félix Tshisekedi était  » plus une victoire négociée qu’une victoire strictement arithmétique » et que l’alternance totale n’était pas tout à fait au rendez-vous.

 

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